Une première étape tout simplement splendide


05/10/2018

La première étape de la Haute Route Ventoux s’est élancée ce matin depuis le centre-ville de Bédoin. Les coureurs ont pris la direction du Sud pour effectuer une boucle de 119 kilomètres comprenant 3,150 mètres de dénivelé positif avant de s’attaquer à l’ascension du Ventoux depuis Sault. Pour se mettre en jambes avant l’ascension finale, les coureurs ont grimpé le Col des Trois Termes et le Col de Lagarde.

Sur la ligne de départ ce matin, le Suisse Dylan Demont était prêt à affronter le Ventoux pour la deuxième année consécutive après sa première expérience en 2017 : « Je pense que je suis mieux préparé cette année », a-t-il déclaré. « J’ai hâte, le parcours a changé un peu et c’est parfait pour bien terminer la saison. »

Après 30 kilomètres relativement roulants, les participants ont grimpé une légère côte dans Blauvac avant d’arriver au pied de la première ascension du week-end, le Col des Trois Termes. Avec 349 mètres de dénivelé sur 9 kilomètres à un pourcentage moyen de 4,4%, cette première montée a constitué une parfaite introduction.



« C’est une super première ascension », nous a confié l’Espagnole Isis Mas. « C’est bien plus beau que de rouler à Madrid. C’est super ! »

Après la descente des Trois Termes, une portion plate de 25 kilomètres a emmené les coureurs à travers la magnifique campagne provençale à la découverte de petits villages, de vignes et de plaines sous un magnifique soleil automnale.

La montée du Col de Lagarde, un peu plus longue et plus raide, a permis une nouvelle fois aux coureurs de se tester avant la descente vers Sault et l’ascension du Mont Ventoux – 25 km de montée jusqu’à l’arrivée au sommet à 1,909 mètres d’altitude. La plupart des coureurs sont restés en petits groupes et se sont entraidés sur les 19 premiers kilomètres d’ascension jusqu’au Chalet Reynard. En se relayant, ils ont ainsi été ainsi capables de rouler plus rapidement et d’économiser leurs forces pour les six derniers kilomètres d’ascension qui sont les plus pentus et souvent exposés au vent.

À la sortie de la forêt au niveau du Chalet Reynard, les coureurs ont pu apercevoir le sommet du célèbre Mont Chauve alors qu’ils serpentaient à travers un paysage composé de rochers et terres arides.

« C’est une étape sublime », a déclaré le Français Pierre Ruffaut. « C’est encore mieux que l’année passée et en plus il n’y a pas vent, c’est parfait. »

Après avoir atteint le sommet, les participants ont pu savourer le moment et profiter de la vue sur les plaines environnantes, devinant Bédoin et le Village Haute Route en contrebas.

« Un pur plaisir », s’est exclamé le Français Alexandre Menneteau. « On ne pouvait pas en demander plus, c’est une arrivée au somment dans des conditions idéales. »

« J’essaye d’apprécier la vue maintenant que je suis au somment » a ajouté le Brittanique Nick Le Cocq en rigolant. « Je regardais surtout la route devant moi dans la montée donc c’est mieux d’être au somment et de pouvoir savourer. C’est magnifique ici, une journée sublime ! »

Après la descente non chronométrée pour retourner à Bédoin, les coureurs ont pu profiter des services disponibles sur le village, se restaurer et se faire masser avant de se rendre dans leurs hébergements pour récupérer dans l’optique des deux étapes à venir.

À l’avant de la course, Ruari Grant a remporté la victoire chez les hommes alors que Viviane Spielmann a fini première chez les femmes. Ils endossent tous les deux le maillot de leader et s’apprêtent à le défendre lors des deux prochaines étapes. Dans la catégorie Duo, l’équipe Panvanto Club a été la plus rapide.

Le Coup du Cœur du jour est revenu à Franck Cammas, célèbre navigateur et vainqueur de la Route du Rhum. Il roule ce week-end pour l’association Mécénat Chirurgie Cardiaque et récolte des dons pour aider les enfants atteints de maladie cardiaque à travers le monde.

Demain, les coureurs s’élanceront sur les 133 kilomètres de la deuxième étape comptant 3,300 mètres de dénivelé positif et passeront par le Col de l’Homme Mort et le Col des Aires avant d’attaquer le Ventoux depuis Malaucène, son versant le plus difficile.